
X-Men : La collection mutante est une collection éditée par Hachette. Retour sur son numéro 122, intitulé X-Men d’hier.
Dans notre chronique précédente, nous revenions sur le cent vingt et unième numéro de la collection Hachette intitulée X-Men la collection mutante : X-Men vs X-Men, par Brian Michael Bendis, Stuart Immonen et David Lafuente.
Aujourd’hui, c’est au tour du numéro 122 de la collection d’être chroniqué, mettant en scène les X-Men : X-Men d’hier, par Brian Michael Bendis et Stuart Immonen. Il est vendu au prix de 14.20€.
Nous vous recommandons une fois de plus de discuter avec votre libraire qui pourra vous mettre votre exemplaire de côté tous les quinze jours, ce qui assure également que la collection sera suivie dans son point de vente.


| All-New X-Men #1 | Brian Michael Bendis / Stuart Immonen / Wade Von Grawbadger | 01/2013 | |
| All-New X-Men #2 | Brian Michael Bendis / Stuart Immonen / Wade Von Grawbadger | 01/2013 | |
| All-New X-Men #3 | Brian Michael Bendis / Stuart Immonen / Wade Von Grawbadger | 02/2013 | |
| All-New X-Men #4 | Brian Michael Bendis / Stuart Immonen / Wade Von Grawbadger | 02/2013 | |
| All-New X-Men #5 | Brian Michael Bendis / Stuart Immonen / Wade Von Grawbadger, Craig Yeung | 03/2013 |
Du côté de l’édition, c’est toujours le même type d’album depuis le début de la collection en ce qui concerne le format et le papier. Pour ce numéro, l’impression de ce tome ne présente pas de souci particulier au niveau du rendu.
Concernant le numéro sur le dos de l’album, il s’agit du 127.

Comme pour tous les tomes précédents, l’album s’ouvre par une introduction signée par un membre du Studio Makma. Dans ce numéro nous avons droit à une présentation de la série All-New X-Men.
X-Men d’hier, comme son titre et sa couverture l’indiquent, traite des cinq X-Men originaux, premiers protégés du Professeur Xavier. Ces X-Men ont été déplacés depuis le passé vers notre époque, ce qui n’est pas une grande surprise vu qu’avec la politique de l’éditeur de proposer les volumes dans le désordre nous avons déjà eu une histoire sur cette équipe dans l’album que nous avons chroniqué précédemment (et à un numéro près c’est vraiment ballot de ne pas avoir proposé l’histoire dans l’ordre).

Brian Michael Bendis met donc en scène le Fauve qui se retrouve confronté à un cas de conscience suite aux agissements de Cyclope. Ce dernier s’est en effet fortement radicalisé et est même davantage proche de Magnéto à l’époque des premiers X-Men. D’où l’idée, par forcément idiote, de confronter Scott Summers à son jeune alter ego pour lui faire prendre conscience que ses agissements sont pour le moins discutables.
Jouer avec le temps, c’est toujours un pari risqué et ce à deux niveau : au niveau des personnages, car le voyage dans le temps peut avoir de sacrées conséquences (on pense au fameux effet papillon) mais aussi au niveau de la rédaction de l’histoire car ce type de récit nécessite une certaine rigueur pour ne pas sombrer dans le grand n’importe quoi.

En tout cas, l’auteur a très bien fait ses devoirs en situant le passage dans le passé à un moment qui correspond à un véritable épisode des X-Men (celui où le Fauve quitte les X-Men et où on découvre Unus l’intouchable). Il aurait en effet été facile de jouer la carte du retcon à fond en se situant dans une histoire non publiée, mais cela n’est pas l’approche qui a été choisie et c’est une très bonne chose.
Mais ce n’est pas pour autant que Brian Michael Bendis ne s’autorise pas quelques petites facilités, notamment autour des pouvoirs de Jean Grey. En effet, à l’époque sa télépathie avait été neutralisée par le Professeur Xavier, et hop elle se dé neutralise comme ça juste parce que l’auteur en a besoin (en prétextant le choc du voyage temporel). Un peu facile quand même… tout comme il serait bon de se rappeler qu’à l’époque Hank McCoy était encore étudiant et donc n’a pas encore à se présenter comme le Dr McCoy ! (non pas Bones… 😉 )

Dès l’arrivée des X-Men du passé dans le présent, tout se bouscule. Déjà les enfants de l’atome apprécient assez peu que le Fauve ait pris cette initiative sans consulter personne, mais les jeunes mutants sont tout de même bien déboussolés par ce monde qu’ils découvrent. Entre ceux qui sont tombés au combat, le contexte particulièrement tendu pour les mutants et les actions pas forcément très recommandables du Cyclope du présent, il y a de quoi choquer les jeunes mutants.
Ce premier volet est soigné, et même si on zigzague allégrement sur la chronologie élastique de Marvel (le passé fait – logiquement – très sixties) cela fonctionne très bien et le concept est d’une efficacité éprouvée. On ne s’ennuie pas du tout en lisant cette rencontre pas comme les autres entres les enfants de l’atome d’hier et d’aujourd’hui, avec en prime en fil rouge les conséquences d’un event récent.

Côté dessin, c’est Stuart Immonen qui tient les crayons dans cet album. L’artiste est inspiré et livre de fort jolies planches, avec même des effets plutôt sympathiques à certains moments. Le côté spectaculaire des scènes d’action est très bien rendu, grâce à son trait dynamique.
Côté bonus, nous avons droit à une galerie d’illustrations, des croquis et du rédactionnel sur les personnages de cet album.
Les X-Men du passé ont de nouveaux uniformes dans le prochain numéro intitulé Déménagement. Rendez-vous dans notre prochaine chronique !

Retrouvez nos chroniques sur les tomes précédents de X-Men : La collection mutante :
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