X-Men : La collection mutante est une collection éditée par Hachette. Retour sur son numéro 109, intitulé Légions perdues.
Dans notre chronique précédente, nous revenions sur le cent huitième numéro de la collection Hachette intitulée X-Men la collection mutante : Les cinq lumières, par Matt Fraction, Duane Swierczynski, Allan Heinberg, While Portacio, Steve Sanders, Jamie McKelvie, Leonard Kirk, Harvey Tolibao et Olivier Coipel.
Aujourd’hui, c’est au tour du numéro 109 de la collection d’être chroniqué, mettant en scène les X-Men : Légions perdues, par Mike Carey, Khoi Pham et Steve Kurth. Il est vendu au prix de 14.20€.
Nous vous recommandons une fois de plus de discuter avec votre libraire qui pourra vous mettre votre exemplaire de côté tous les quinze jours, ce qui assure également que la collection sera suivie dans son point de vente.
X-Men Legacy #250 | Mike Carey / Khoi Pham / Tom Palmer | 08/2011 | |
X-Men Legacy #251 | Mike Carey / Khoi Pham / Tom Palmer, Craig Yeung, Nelson DeCastro | 08/2011 | |
X-Men Legacy #252 | Mike Carey / Khoi Pham / Tom Palmer | 09/2011 | |
X-Men Legacy #253 | Mike Carey / Khoi Pham / Tom Palmer, Craig Yeung | 10/2011 |
Du côté de l’édition, c’est toujours le même type d’album depuis le début de la collection en ce qui concerne le format et le papier. Pour ce numéro, l’impression de ce tome ne présente pas de souci particulier au niveau du rendu.
Concernant le numéro sur le dos de l’album, il s’agit du 112.
Comme pour tous les tomes précédents, l’album s’ouvre par une introduction signée par un membre du Studio Makma. Dans ce numéro, outre une brève présentation du personnage de Légion nous avons droit à un texte fort intéressant sur les maladies mentales. Il est notamment question de la différence entre trouble dissociatif de l’identité et schizophrénie, deux pathologies qui ont longtemps été confondues.
Et justement, le problème de Légion, c’est bien qu’il ait plusieurs personnalités ! Si au départ il n’en avait que quatre – la sienne et trois autres – nées d’un traumatisme survenu enfant, par la suite il en a eu d’autres. Beaucoup d’autres même !
Légions perdues se situe après L’Ere X, où une personnalité de Légion avait remodelé la réalité à sa guise. Mais on apprend quelque chose de curieux dans cette nouvelle histoire de Mike Carey : certaines personnalités de Légion ont pris corps et se sont « évadées ». Il faut donc les retrouver, et c’est une équipe réduite où se trouve notamment Charles Xavier qui va s’en occuper.
Au cas où vous auriez raté un nombre conséquent d’épisodes, il faut se rappeler qu’en plus d’être un télépathe d’une grande puissance le Professeur Xavier est le père de David Haller alias Légion. Bien entendu, il a une certaine culpabilité d’avoir un fils doté d’immenses pouvoirs incontrôlables car lui-même est un mutant. Ce qui arrive aussi dans le vrai monde d’ailleurs, quand un père doit vivre avec le fait que son fils a la même particularité que lui et en souffre tout autant. Mais c’est une autre histoire.
Voici donc notre équipe de fringants mutants en route pour capturer les différentes personnalités « évadées », ce qui n’est pas simple car chacune a des pouvoirs qui lui sont propres. Et pour ces pouvoirs, l’auteur n’a pas fait les choses à moitié en optant pour des capacités qui sont particulièrement étranges.
Comme nous sommes dans le contexte de « l’après Ere X« , les personnages impliqués dans ce récit ont justement des petites choses à régler car ils ont conservé le souvenir de leur existence dans cette réalité alternative. C’est notamment le cas pour Feu Follet qui vit mal d’avoir perdu sa relation avec Scott Summers, et Magnéto & Malicia qui vivent un certain inconfort de se côtoyer alors que leur relation était tout autre.
Sans être l’histoire de l’année, Légions perdues est un récit qui se lit bien. Le personnage de David Haller / Légion, qui est particulièrement compliqué à utiliser judicieusement, est justement ici parfaitement bien employé. On retrouve un personnage surpuissant, qui doit s’assurer que ses personnalités à super pouvoirs ne font pas de dégâts, mais aussi vivre avec le fait que tout espoir d’une vie un tant soit peu normale lui est totalement interdit.
Il y a donc pas mal d’action, mais aussi des scènes de dialogues qui font mouche et un traitement tout à fait correct des conséquences de L’ère X. Et c’est aussi dans cet album que se trouve l’explication du voyage spatial de Cinq miles au sud de l’univers.
A noter que la pagination de cet album est quand même faible, avec juste quatre épisodes au sommaire. Ca fait tout de même maigrichon, surtout quand on compare aux paginations de la collection Ultimate !
Au niveau du graphisme, c’est très correct mais ce n’est pas non plus sensationnel. Khoi Pham et Steve Kurth signent des planches qui ne sont pas forcément vilaines mais on a déjà vu nettement mieux. Le rendu des visages est d’ailleurs un point faible de ces dessins.
Côté bonus, nous avons droit à une galerie d’illustrations et du rédactionnel sur les personnages de cet album.
Warren Ellis est de retour pour le prochain numéro intitulé Boite à fantômes. Rendez-vous dans notre prochaine chronique !
Retrouvez nos chroniques sur les tomes précédents de X-Men : La collection mutante :

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