Flashback #6

 

Flashback

Flashback vous propose chaque semaine la chronique d’un titre ancien, paru à une période plus ou moins reculée.

Au programme cette semaine : Spidey 40 (1983).

Flashback vous présente en effet comme dans les chroniques précédentes un numéro de Spidey paru à l’époque où se côtoyaient trois grandes séries de son histoire : X-Men, Photonik (de retour après une pause le mois précédent) et Et si. Avec en prime dans ce numéro un peu d’humour avec une savoureuse parodie de Spider-Man !

 

Flashback : Spidey 40

Spidey 40
Avril 2004 – Semic

 

Les Mutants X-Men – Le fléau de la Sauterelle (Thomas / Roth / Ayers)

Episode original : Uncanny X-Men 24 (1966)

Après plusieurs arcs, nous avons cette fois droit à un épisode stand-alone pour les aventures des X-Men. La conclusion de l’épisode précédent est expliquée, et manque de chance le triangle amoureux revient de plus belle avec une couche encore plus épaisse de sentiments contrariés.

L’épisode se lit plutôt bien, du moins lorsque les personnages ne sont pas en train de se lamenter sur leur condition amoureuse. Le vilain du moment est un peu anecdotique, d’ailleurs il me semble bien qu’on ne l’a jamais revu. En tout cas cela donne lieu à des combats qui sortent de l’ordinaire vu que nos mutants préférés n’affrontent pas de super-vilains pour une fois ! (ou en tout cas pas tout le temps)

Du côté du dessin, c’est toujours très classique mais avec un cachet rétro fort sympathique. Il y a juste quelques dessins de visages qui sont assez étranges, comme l’un d’eux où le Professeur Xavier a un air vraiment bizarre.

Un bon épisode de transition, qui se lit agréablement.

 

Photonik – Les origines du Dr Ziegel troisième partie : La révolte des damnés (Tota / Naughton)

Après une pause – où nous avons eu droit à un épisode de remplissage – voici donc la suite et fin des origines du Dr Ziegel, situées dans le contexte difficile de la période précédant le début de la seconde guerre mondiale.

Cyrus Tota est un maître de l’intrigue feuilletonesque, sachant parfaitement jouer avec le cliffhanger de fin d’épisode qui rend interminable l’attente de la suite de son histoire. Avec la conclusion de la seconde partie, et en plus avec un mois de pause, le lecteur avait de quoi avoir envie de se jeter sur son Spidey à la seconde où il était en rayon ! (je nierai l’avoir fait)

Tout comme dans les deux premières parties, l’ambiance est sombre mais sans en faire de trop. L’auteur montre des agissements vraiment atroces de la part des ennemis du Dr Ziegel, histoire de rappeler de quel genre d’individus abjects il est question mais sans aller trop loin dans le glauque. Cela donne un côté digne à cette histoire,  ce qui est très appréciable.

La suite et fin de cette histoire est tout aussi réussie que les deux premières parties. Il y a une petite dose d’action, des dialogues bien sentis et une caractérisation très fine du personnage. On notera aussi qu’une fois encore l’auteur prend soin d’intégrer son récit dans un contexte historique précis, avec un personnage de sinistre mémoire en « invité ». La conclusion de l’épisode est également redoutablement bien écrite, avec un sous-entendu particulièrement habile.

Ce récit des origines du Dr Ziegel aura été d’un bout à l’autre une excellente surprise, et un éclairage sur d’autres facettes du personnage. Depuis le début de Photonik, le personnage a tout l’air d’un papy zinzin farfelu qui tout en ne prenant très au sérieux son rôle de mentor pour ses deux jeunes acolytes ne rate pas une occasion de se livrer à des facéties ou de lâcher un bon mot. Là nous découvrons son passé tragique et un côté sombre et torturé qui surprend mais enrichit considérablement le personnage, tout comme de le voir davantage porté sur l’action dans sa jeunesse.

Un excellent épisode, qui conclut avec brio une des meilleures sagas de Photonik.

 

Et si… le monde savait que Daredevil est aveugle ? seconde partie (Glut / Kupperberg / Mooney)

Episode original : What If 8 2/2 (1978)

Après une première partie réussie quoique trop brève du fait du découpage de l’épisode, voici la suite et fin de cette version alternative de Dardevil. C’est très classique et sans grandes surprises, mais c’est exécuté avec soin et les différentes partie de l’intrigue s’enchaînent avec cohérence.

On notera en tout cas le fort pratique recourt à la radioactivité, véritable couteau suisse narratif de l’univers Marvel depuis les années 1960.

Du côté du dessin, comme dans la première partie c’est très joliment exécuté.

 

Et si… – Une araignée avait été mordue par un humain radio-actif ? (Shaw)

Episode original : What If  8 2/2 (1978)

S’il est bien une chose que l’on ne peut pas nier à propos de Marvel, c’est que la fameuse Maison des idées n’hésite pas à se tourner en dérision. Qu’il s’agisse de récits farfelus mettant en scène le fameux « Bullpen » des années 1960, de caméos pas toujours flatteurs d’auteurs et artistes ou diverses parodies de l’écurie de ses personnages, Marvel a plusieurs fois pratiqué l’art de l’autodérision pour le plus grand plaisir de ses lecteurs.

Dans ce cours épisode, nous avons dont droit à une parodie de Spider-Man : Man-Spider, mettant en scène une araignée mordue par un humain radio-actif. On retrouve donc les origines du Tisseur dans une version improbable, tandis que tout son univers est décliné sous forme d’animaux anthropomorphes. C’est pas toujours bien fin, mais c’est vraiment drôle et on s’amuse beaucoup en voyant les relectures totalement barrées des personnages.

Côté dessin, Scott Shaw (qui signe aussi le scénario) signe des planches au ton résolument cartoon. L’ambiance de folie de son histoire est vraiment parfaitement restituée, avec des petits gags judicieusement placés.

Un excellent épisode, qui donnerait envie d’avoir une série régulière Man-Spider.

La couverture et les informations sur ce titre proviennent du site ComicsVF.




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A propos mdata

Rédacteur en chef de Watchtower Comics.

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