
Critique sans spoiler des deux premiers épisodes de la série VisionQuest, diffusée en 2026 sur Disney+.
Avec Paul Bettany, James Spader, Ruaridh Mollica, Todd Stashwick…
Reconstruit par le SWORD à partir du corps du Vision original et doté de ses souvenirs, le nouveau Vision est en quête de sa propre identité. Accompagné d’autres intelligences artificielles, il va se retrouver sur le chemin d’un personnage du passé de son prédécesseur

VisionQuest : le retour de Vision ?
Lors de la mini-série WandaVision, nous avons découvert une nouvelle version de Vision : construit par le SWORD à partir du corps de Vision, il est tout blanc et a un processeur qui remplace la pierre d’Infinité arrachée de son crâne par Thanos dans InfinityWar. Mais le Vision fantasmé créé par Wanda Maximoff dans son petit monde a fait don de ses souvenirs à ce nouvel avatar, ce qui l’a amené à s’en aller assez abruptement.

C’est donc ce nouveau Vision, toujours incarné par Paul Bettany (très à l’aise dans ce rôle), dont nous suivons les pas dans VisionQuest. Mais qui est-il ? C’est une question que lui-même se pose, vu qu’il dispose des souvenirs de son prédécesseur mais pas de sa personnalité (disons qu’il vaut mieux éviter de l’embêter) ni du rapport affectif à ces souvenirs. De fait, ce n’est ni le Vision du SWORD (vu qu’il ne suit plus leur programmation) ni celui des Avengers.
With a little help from my friends
Vision n’est cependant pas seul : au sein d’un monde imaginaire qu’il a créé dans son esprit (comme Wanda avait créé le sien dans WandaVision), il a intégré plusieurs autres intelligences artificielles qui ont toutes un rôle au sein de sa psyché. Outre JARVIS (James d’Arcy, vu dans Agent Carter) qui était d’ailleurs une composante de la personnalité du Vision original on retrouve FRIDAY (Orla Brady), EDITH (Emily Hampshire), Dum-E (Henry Lewis) et U (Jonathan Sayer)… ainsi qu’un autre larron mais on en parle plus loin en dessous.

Ces intelligences artificielles ont toutes en commun de provenir de chez Tony Stark : l’ancienne IA qui gérait un peu tout, celle qui était dans son armure, celle qui était dans les lunettes léguées à Peter Parker dans Far from home (vu le comportement d’EDITH ça lui a donné un bon pet au casque de côtoyer Spider-Man) et les deux petits robots de maintenance de l’atelier de construction des armures.

C’est une bonne idée d’avoir fait ainsi cohabiter plusieurs personnalités numériques au sein d’un même être artificiel, même si le showrunner Terry Matalas a déjà exploré cette idée dans la troisième saison de la série Star Trek : Picard. Le casting est tout à fait adapté aux personnages, et les personnalités cohabitent avec efficacité pour guider Vision.
Mon Papou c’est Ultron !
Autre intelligence artificielle qui se trouve dans la tête de Vision : Ultron en personne. Apparemment absorbé lors de Avengers – L’ère d’Ultron, le maléfique co-créateur de Vision est toujours aussi fourbe, ce qui est en parfaite adéquation avec l’interprétation de James Spader qui a davantage joué des rôles de ce type dans sa carrière.

Ultron est donc confiné dans un coin de la tête de Vision, mais on peut lui faire confiance pour ne pas lui faciliter la vie. En tout cas le comédien semble bien s’amuser au travers des dialogues souvent très sarcastiques auxquels il participe.
VisionQuest : Avatars humains uniquement
L’une des originalités de VisionQuest, c’est de ne pas représenter les êtres synthétiques sous leur vraie forme mais plutôt avec les traits des comédiens qui les incarnent. Cela permet probablement de faire de substantielles économies en trucages et maquillages, mais permet aussi aux comédiens de déployer l’ensemble de leur palette d’interprétation au travers de leurs expressions faciales. Bon c’est pas de bol pour Joune qui ne peut pas voir James Spader en peinture ! 😉

On voit quand même aussi de temps en temps Vision sous sa forme « normale » dans le vrai monde, mais il utilise souvent un déguisement humain. D’ailleurs un moment où il se met en rogne avec à la fois les traits de Paul Bettany et les yeux de Vision est assez impressionnant en terme de menace !
Une menace et un allié
Assez rapidement, Vision se retrouve face à un adversaire qui est à sa recherche : Paladin, joué par Todd Stashwick (transfuge de Star Trek Picard saison 3 justement). Cette version MCU du mercenaire semble être un composite de différents personnages de mercenaires dans les comics (à la louche Paladin, Chance et Puma), et par contre son costume fidèle aux comics ne rend pas super bien en live action. A noter que derrière lui se cache une autre menace qui semble bien plus dangereuse !

Mais le synthézoïde rencontre un certain Thomas Shepherd (Ruaridh Mollica), petit escroc mais aussi un lien avec le passé du Vision original (pas de spoiler !). Les deux personnages sont donc du même côté, Vision voulant sauver Thomas après avoir appris son existence. Le personnage de Thomas est intéressant lui aussi, il y a du potentiel dont on espère qu’il sera bien exploité.

VisionQuest : une quête d’identité qui démarre bien
Au vu de ces deux premiers épisodes, VisionQuest semble se diriger vers une quête d’identité pour Vision : est-il davantage que la somme des souvenirs du locataire précédent de son corps synthétique (interrogation qui marche aussi avec les humains d’ailleurs) ? Est-il un être nouveau comme il semble le croire, une mise à jour de son prédécesseur ou un mélange des deux, avec en prime d’autres intelligences artificielles qui sont autant de voix dans sa tête ? En outre, le thème de l’intelligence artificielle est plus que jamais au cœur de l’actualité et c’est une bonne occasion de se demander si les androïdes rêvent de moutons électriques…

Ces deux premiers épisodes sont en tout cas passionnants, non seulement de par l’interprétation des comédiens mais aussi parce que la thématique est très intéressante et (pour le moment en tout cas) très bien traitée. Le lien avec WandaVision est également bien vu, il reste à voir comment cela va s’intégrer avec tout le reste. Mais pour le moment c’est un sans-faute et ça donne envie de voir la suite ! A noter qu’il y a pas mal de références pop culture qui sont amusantes à débusquer… 😉
En conclusion
C’est un sans-faute pour ces deux premiers épisodes de VisionQuest, qui lancent en beauté une mini-série qui semble bien partie pour marcher dans les pas de la très réussie WandaVision.
A noter que nous vous proposerons, comme à notre habitude, un bref avis sur notre compte Instagram après la diffusion de chaque épisode avant une critique complète de la mini-série quand elle sera achevée.
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