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Lanterns : Critique sans spoiler de la première saison de la série DC

Lanterns

 

Critique sans spoiler de la première saison de la série Lanterns, diffusée en 2026 sur HBO Max.

Avec Kyle Chandler, Aaron Pierre, Kelly Macdonald, Garret Dillahunt, Ulrich Thomsen…

 

Membre vétéran du corps des Green Lantern, force de maintien de la paix à l’échelle intergalactique, Hal Jordan et la nouvelle recrue John Stewart mènent une enquête sur un meurtre qui semble avoir des ramifications allant bien au-delà des apparences.

 

Lanterns

 

Lanterns : Trois Green Lantern pour le prix d’un

Dès le premier épisode, nous avons droit à deux Green Lantern : Hal Jordan (Kyle Chandler) est un vétéran expérimenté mais pas forcément apprécié de sa hiérarchie tandis que John Stewart (Aaron Pierre) est un apprenti voué à le remplacer s’il venait à décéder. Le détenteur de l’anneau est donc Hal, même s’il le prête de temps à autres à son compère pour sa formation.

 

Lanterns saison 1

 

Titulaire du rôle de Green Lantern dans le film Superman, Guy Gardner (Nathan Fillion) est lui aussi présent dans la seconde partie de la saison. La contradiction entre sa présence et le fait qu’il n’y a normalement qu’un Green Lantern par secteur est expliquée (mais on ne fera pas de spoiler) et son sale caractère est tout autant au rendez-vous que sa légendaire coupe au bol !

 

Lanterns saison 1



Deux intrigues sinon rien

La première saison de Lanterns est divisée en deux parties : la première concerne l’enquête de Hal Jordan et John Stewart sur des événements mystérieux dans une petite ville, tandis que la seconde (un peu moins de la moitié en nombre d’épisodes) se concentre sur la résolution du mystère choquant qui conclut le premier épisode. Est ce que tout ceci est lié ou pas du tout ? Là encore, on restera évasifs… mais c’est bien fichu !

 

Lanterns saison 1

 

Pour que tout ceci fonctionne bien, les épisodes explorent plusieurs temporalités : plusieurs phases du passé des personnages, ainsi qu’une époque bien précise et finalement l’époque contemporaine. Cela permet d’assembler les pièces du puzzle en ayant une vision d’ensemble du tableau.



Une caractérisation soignée

Dans cette première saison, un soin tout particulier est apporté à la caractérisation des personnages, afin de comprendre au mieux leurs agissements. En plus de Hal et John, les projecteurs sont ainsi particulièrement braqués sur le shérif Kerry Kane (Kelly Macdonald) et d’autres personnages de la petite ville qui sert de cadre à l’intrigue.

 

Lanterns saison 1

 

Cette caractérisation, qui repose à la fois sur des dialogues soignés et des flashbacks judicieux, est d’une grande efficacité et permet de mieux saisir la psychologie de tout ce petit monde. Si dans le premier épisode Hal Jordan passe pour un c*nnard qui martyrise gratuitement son apprenti un rien effacé, on se rend compte au fil des épisodes que tout ceci est bien plus complexe que ce que l’on pouvait penser. Les relations entre les deux hommes sont d’ailleurs un point important de l’histoire, avec une évolution en dents de scie de leurs rapports.

 

Lanterns saison 1



Un peu de cosmique…

Puisqu’on est dans le contexte des Green Lantern, le fond de l’histoire a forcément une composante de cosmique. Les Gardiens d’Oa sont donc de la fête, l’un se manifestant sous les traits de Laura Linney, et nous avons droit à une version très réussie de Sinestro (Ulrich Thomsen).

 

Lanterns saison 1

Lanterns saison 1

 

D’autres extra-terrestres sont aussi de la fête, et toute l’intrigue tourne autour de considérations qui n’ont rien de terriennes. Cela donne un cachet tout à fait particulier à l’intrigue, en insistant ainsi sur le côté « flics de l’espace » tenu par les Green Lantern.



… mais pas trop !

Ce qui surprend particulièrement dans Lanterns, c’est que le lore de l’univers de Green Lantern n’est convoqué qu’à doses homéopathiques. On est davantage dans une ambiance d’enquête façon True detective (influence revendiquée de la série) que dans du super slip classique comme pouvait l’être le film de 2011. D’ailleurs les costumes ne sont que très peu présents, sinon tout le monde est en civil !

 

Lanterns saison 1

 

De même, certains extra terrestres ne sont représentés que sous une apparence humaine et l’usage des anneaux de pouvoir reste assez restreint. C’est un peu frustrant car quand les auteurs se lâchent ça dépote, mais on comprend que l’intérêt est bien davantage dans l’ambiance policière que du côté des constructions vertes.

 

Lanterns saison 1



Un duo de choc pour Lanterns

Tel qu’il est dépeint dans cette première saison, Hal Jordan est un personnage complexe. Outre un côté tête brûlée assez marqué, on voit surtout au fil du temps un personnage abimé par son vécu et son activité de Green Lantern. Il a ainsi tout du vieux flic usé qui en a trop vu mais qui renâcle à passer la main à celui qu’il doit former. Et quitte à casser des oeufs pour faire une omelette, il y va à fond !

 

Lanterns saison 1

 

Et quant à John Stewart, côté complexité il n’est pas en reste : son passé explique son attitude parfois un peu étrange, ainsi que sa vive propension à s’engueuler avec son mentor qui de son côté ne fait rien pour l’éviter (voire même en rajoute exprès). La progression du personnage, à la fois dans son apprentissage du rôle de Green Lantern que dans son évolution personnelle, est un point fort de la série.

 

Lanterns saison 1

 

En tout cas l’interprétation est impeccable, Kyle Chandler et Aaron Pierre forment un duo détonnant en livrant une prestation sans faille. Les autres membres du casting ne sont pas en reste, mais ce duo de comédiens se détache nettement du lot.



Une première saison tout aussi surprenante que convaincante

Comme évoqué plus haut, Lanterns surprend en étant une série policière maquillée en série de super-héros. De même il y a quelques surprises autour des mystères concoctés par les auteurs, même si certains se devinent et qu’on finit par accuser tous les personnages. De même le rythme très lent de la narration est étonnant pour une série de l’univers DC, on s’attendait à quelque chose de plus nerveux.

 

Lanterns saison 1

 

En tout cas, cette première saison est passionnante et particulièrement addictive. Une fois le doigt dans l’engrenage que nous tendent les auteurs dès le premier épisode, il est impossible de s’en dégager : il FAUT qu’on sache ! C’est juste un peu dommage que les effets spéciaux, qui sont d’ailleurs de bonne facture, soient aussi peu présents même si finalement l’intérêt est ailleurs que dans des transmuclaques à radiations cosmiques. De même parmi les regrets on pourrait déplorer la résolution d’une intrigue qui est un peu facile (et clivante au sein de la rédaction) ainsi qu’une scène assez dure et peu judicieuse dans une Amérique Trumpienne.



Du côté de l’adaptation

Si Lanterns fait un quasi sans-faute concernant l’ambiance, l’interprétation et l’intrigue, par contre côté adaptation disons que c’est pas tout à fait ça. On retrouve les grandes lignes de la mythologie de Green Lantern (l’anneau, Oa, le serment et certains personnages) mais en dehors de ça on reste dans le cadre d’une adaptation vraiment très lointaine.

 

Lanterns saison 1

 

Les principales divergences tournent autour de la personnalité de Hal Jordan et de John Stewart : si certains traits surnagent dans le passage du papier au petit écran, il y a aussi des différences particulièrement marquées. Par contre, rassurez-vous : Guy Gardner est TRES fidèle à sa personnalité d’origine. Le fait aussi que la série fasse très peu appel aux caractéristiques super-héroïques de l’univers de Green Lantern ne joue pas en faveur de l’adaptation.



En conclusion

Même si cette première saison de Lanterns peut contrarier les lecteurs de comics du fait de ses divergences avec le matériau d’origine, elle s’avère particulièrement plaisant à suivre à la fois grâce à une histoire qui tient la route et à un casting épatant.




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Franck – Fondateur et rédacteur en chef de Watchtower Comics. Tombé dans la marmite des comics quand il était petit, et n’a aucune intention d’en sortir. Lecteur éclectique : Marvel, DC, indé… Kryptonite : Les figurines de Baby Groot

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