La Reine des Morlocks

Comme quand j'étais môme

En attendant de pouvoir enfin parler du Nova qui fait suite à celui évoqué il y a quinze jours, et à défaut d’interlude avec une grenouille qui chante l’amour (les plus vieux expliqueront aux plus jeunes ;)), nous allons parler d’un album X-Men aujourd’hui.

La Reine des Morlocks a été édité par Lug en octobre 1986 et contient des épisodes signés Chris Claremont, Paul Smith et Walt Simonson.

La Reine des Morlocks

Octobre 1986…Une fois la rentrée passée, j’attendais avec impatience un nouvel album X-Men après l’excellent Vivre libre ou mourir et rien que la superbe couverture de cet album me rendait impatient de le lire. J’ai bien aimé cet album, même si j’ai eu un peu de mal avec la nouvelle caractérisation d’Ororo, qui s’éloignait de plus en plus du personnage dont je suivais les aventures depuis des années. J’ai aussi apprécié d’avoir les épisodes précédent ceux parus dans Spécial Strange quelques mois auparavant, une gymnastique dont j’avais l’habitude avec les séries décalées. 🙂

La Reine des Morlocks – Partie 1 & Partie 2 (Claremont / Smith)

Dans ces deux épisodes, Chris Claremont surprend le lecteur en faisant évoluer Ororo dans une nouvelle direction. Bien que des indices aient été donnés dans les épisodes précédents (que ce soit après sa renaissance dans l’espace ou à son retour), cela fait bizarre de voir la mutante douce et pacifiste devenir si dure et agressive. Les épisodes sont en tout cas intéressants, marquant la première apparition des Morlocks (même si Caliban était déjà apparu auparavant) et racontant les premiers temps de l’histoire d’amour naissante de Scott Summers et Madelyne Pryor (cette dernière a d’ailleurs des nerfs d’acier de ne pas s’être sauvée en courant avec les révélation de Scott !).

Du côté du dessin, les planches de Paul Smith sont plutôt jolies et servent bien le récit.

La Reine des Morlocks – Partie 3 (Claremont / Simonson)

Maintenant qu’Ororo a pris la tête des Morlocks, Chris Claremont enrichit le casting des X-Men en ajoutant une nouvelle recrue à l’équipe : Malicia. A l’époque, ça faisait bizarre de voir une ennemie des X-Men sur le point de les rejoindre, mais il est vrai que l’idée a du sens vu l’idéal du Professeur Xavier. Nous avons du coup droit à une scène intense entre Binaire (Carol Danvers) et Malicia à ce sujet, entrainant le départ de la première suite à l’arrivée de la seconde (et c’est dommage). Encore un épisode intéressant, avec toujours en toile de fond la future histoire jouant sur l’ambiguité Madelyne/Phénix et l’évolution d’Ororo vers un personnage de plus en plus dur.

Du côté du dessin, c’est Walt Simonson qui officie et les planches sont vraiment très réussies.

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A propos mdata

Fondateur et rédacteur principal de Watchtower Comics.

7 réponses à La Reine des Morlocks

  1. Xapur dit :

    Que de bons souvenirs…

  2. Fred le mallrat dit :

    C’était quand même assez etonnant.. quelques mois auparavant, Ororo etait déchiré car elle avait « tué » cet animal de l espace (durant la sagas des broods) et là.. C est encore plus bizarre quand on le relis en integrale ou Essentials avec les episodes bien à la suite (et pas disseminés entre albums et special strange)…
    Tout le monde change mais si radicalement et si rapidement…. (mais c est la limite du realisme dans une fiction (quelle qu elle soit d ailleurs car c est pareil en litterature « noble »)…

    • mdata dit :

      En fait dans une interview John Byrne avait parlé du caractère lunatique de Chris Claremont, qui faisait qu’il pouvait avoir des changements d’idées assez brutaux (ce qu’il déplorait du temps de leur collaboration). Certes c’est à prendre avec les pincettes de rigueur quand on connait l’égo de Byrne, mais je trouve que ça se sent bien justement avec ce genre de changement rapide de caractère d’Ororo.

      • Fred le mallrat dit :

        Les deux sont bizarres.. ils avaient un sens de la propriété…. quand Claremont utilisa Fatalis.. Byrne (qui était sur FF) expliqua que c etait un robot… et il y eu diverses interventions de ce genre (sorte de mini sabotage) entre eux…

        • mdata dit :

          Deux égos de taille respectable (et leur collaboration avec Jim Shooter, qui est pas mal aussi côté égo) fut épique !

          Concernant le coup du robot, Starlin a usé du même stratagème pour Thanos avec son histoire de doubles 🙂

  3. Fred le mallrat dit :

    j ai le vague souvenir qu il y a d autres exemples (mais je met pas la main dessus)..
    En tout cas pour Uncanny Xmen.. 3 égos mais ca a accouché d un des meilleurs runs superheroiques… sans Shooter… la saga du phenix aurait pas eu le même impact….

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