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Sweet tooth – Critique sans spoilers de la saison 1

Sweet Tooth

 

Critique sans spoilers de la saison 1 de Sweet tooth, diffusée en 2021 sur Netflix.

Avec Christian Convery, Nonso Anozie, Adeel Akhtar, Stefania LaVie Owen,  Dania Ramirez, Will Forte et James Brolin.

 

Dans un futur post-apocalyptique où les humains sont décimés par un mystérieux virus, des enfants hybrides d’humains et d’animaux viennent au monde. Gus est l’un d’entre eux, et après avoir été protégé dix ans par son père il va devoir se confronter à ce qui reste du monde extérieur qui est très hostile.

 

Sweet tooth

 

 

Sweet tooth : une histoire finalement très actuelle

Dès le début de la série, on ne peut qu’être frappés par une certaine ressemblance entre ce qui s’y passe et la pandémie que nous subissons depuis maintenant un an et demi. Certes, nous n’en sommes pas non plus au même point que dans la série, mais on peut dire que l’émergence d’un virus inconnu et agressif agissant comme un révélateur de la nature de chacun ce n’est pas forcément que de la fiction.

 

Sweet tooth

 

Sous de faux airs de conte pour enfants, Sweet tooth n’est en effet pas franchement tendre avec la société humaine. A l’image de Walking dead, la série montre que les humains confrontés à une crise de très grande ampleur ne réagissent pas forcément avec de nobles idéaux et l’amour de leur prochain. Le chaos couve en permanence, n’attendant qu’une minuscule braise pour enflammer la société humaine ! Mais c’est aussi l’occasion de se poser une question importante : jusqu’où est-on prêts à aller pour protéger ceux que l’on aime ?

 

Une première saison tour à tour dure et touchante

La première saison de Sweet tooth a tout de l’ascenseur émotionnel : on alterne en effet des passages parfois très durs – en tout cas psychologiquement car on ne voit rien – et des passages plus touchants, une façon comme une autre de mettre en opposition la clarté et les ténèbres de l’âme humaine. Les passages vus à travers les yeux naïfs de Gus peuvent paraitre parfois un peu gentillets, mais ils sont nécessaires pour équilibrer l’histoire avec les passages les plus sombres de cette saison.

 

Sweet tooth

 

Il y a donc des passages touchants, notamment pour ce qui a trait à la relation entre Gus et son père mais aussi entre Gus et ses futurs compagnons. On appréciera au passage que les curseurs ne sont pas poussés jusqu’à la mièvrerie (même si pour Bobby c’est un peu abusé), montrant qu’on peut très bien faire du familial sans pour autant se noyer dans la guimauve.

 

Un casting efficace et une réalisation soignée

Les comédiennes et comédiens de cette première saison de Sweet tooth sont bien choisis, livrant une interprétation très convaincante – Christian Convery en tête – sans jamais en faire de trop. Pas de grimaces pour les méchants, pas de guimauve pour les gentils, là aussi tout est équilibré.

 

Sweet tooth

 

Côté réalisation il y a bien entendu des passages en intérieur histoire de ne pas trop exploser le budget mais les scènes en extérieur sont très jolies, surtout celles qui mettent en scène les paysages naturels. Le rendu post-apocalyptique de certains endroits est par ailleurs lui aussi réussi, sans pour autant aller jusqu’à une ambiance Mad Max. Côté effets spéciaux, le rendu des hybrides est très convaincant avec des petits détails parfois très subtils mais ajoutant du réalisme à l’ensemble.

 

Une première saison intéressante, riche en révélations et mystérieuse

Cette première saison de Sweet tooth commence en douceur, avec la voix du narrateur (James Brolin en VO) comme guide. Le téléspectateur est alors embarqué dans l’univers de la série sans être décontenancé par la succession des différents aspects de l’histoire. Il y a en effet plusieurs intrigues parallèles dans cette saison, donnant ainsi les clefs de cet univers sombre.

 

Sweet tooth

 

On se prend vite au jeu en suivant cette histoire intéressante, et on ne s’ennuie pas en regardant les huit épisodes de cette première saison. Le rythme est bien dosé, posé au départ puis de plus en plus rapide avec des intersections entre les intrigues. Il y a pas mal de révélations dans cette saison, mais la série conserve suffisamment de mystère pour donner envie de poursuivre l’aventure.

 

Du côté de l’adaptation de Sweet tooth

Sweet tooth est l’adaptation des comics du même nom signés Jeff Lemire, disponible sous la forme de trois imposants volumes édités par Urban Comics. Et c’est pratiquement tout ce que nous pouvons vous dire sur cette adaptation, étant donné que nous n’avons malheureusement pas lu ces albums.

 

Sweet tooth

 

Ceci dit, en connaissant un peu les habitudes de Jeff Lemire on peut se dire que son œuvre a été très édulcorée pour donner naissance à la série télévisée. Ici et là, outre les passages plus durs que le reste de l’histoire on devine qu’il y a de la marge pour un propos beaucoup plus sombre et des scènes autrement plus dérangeantes.

 

En conclusion

La première saison de Sweet tooth est très plaisante à regarder, avec une analyse très sévère de la société sous de faux airs de conte pour enfants.

 

 




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mdata

Franck – Fondateur et rédacteur en chef de Watchtower Comics. Tombé dans la marmite des comics quand il était petit, et n’a aucune intention d’en sortir. Lecteur éclectique : Marvel, DC, indé… Kryptonite : Les figurines de Baby Groot

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