
Le lundi c’est librairie !
Aujourd’hui, nous vous proposons la chronique de trois albums.
Au programme :
- Stand Still (Delcourt Comics)
- Feral (Panini Comics)
- Superman Dark Prophecy tome 3 : L’avènement du KO (Urban Comics)
Chaque lundi, nous vous proposons dans notre rubrique Le lundi c’est librairie ! la chronique de titres parus en librairie. Il peut tout aussi bien y avoir des titres très récents ou des avant-premières que des albums sortis moins récemment.
Stand Still Variant exclusive CSA

- Éditeur : Delcourt Comics
- Collection : Contrebande
- Prix : 25.95€
- Date de sortie : 02/04/2026
- Format : Couverture cartonnée, 224 pages
- Auteur(s) : Lee Loughridge / Andrew Robinson, Alex Riegel
- EAN :


C’est une question qui semble étrange, mais qui est tout à fait dans la logique de l’histoire que nous raconte Lee Loughridge. En effet, muni d’un tel pouvoir, son personnage principal ne s’interdit pas grand chose… voire rien du tout.
Nous assistons donc aux excès de Ryker Ruel, qui peut donc figer le temps sans que lui même ne soit affecté (sauf par l’eau et les objets en suspension qu’il heurte). L’histoire commence de façon assez mystérieuse, puis Lee Loughridge nous donne progressivement les clefs de son récit et introduit notamment le personnage de Colin Shaw, l’inventeur du dispositif qui permet de figer le temps.
L’accumulation d’actions apparemment sans but apparent est alors remplacée par une course entre les deux hommes (rejoints par un troisième larron), et tout prend sens une fois que l’on comprend ce dont il retourne vraiment. En tout cas le rythme reste effréné et ne laisse aucun répit au lecteur jusqu’à la toute dernière page.
Le concept est original, même s’il faut une bonne dose de suspension d’incrédulité pour accepter le postulat de base autour du temps figé vu que les lois de la physique sont particulièrement malmenées. L’histoire, menée tambour battant, est très intéressante à lire et les révélations qui arrivent à point nommé permettent d’en saisir toutes les subtilités.
Stand Still fait partie de ces histoires qui vont jusqu’au bout de leur concept, sans concession ni incohérence. L’ambiance est très réussie, immergeant le lecteur dans une atmosphère de thriller high-tech du meilleur effet. La violence omniprésente n’est pas gratuite, car le fond de l’histoire explique sa présence à défaut de la justifier. Car après tout, même si on peut comprendre la démarche du personnage principal, ce n’est tout de même pas quelqu’un de franchement recommandable !
Côté graphisme, la première partie signée Andrew Robinson est de toute beauté, l’artiste exploitant à fond le format à l’italienne des planches. Il est ensuite remplacé par Alex Riegel (suite à des soucis personnels d’Andrew Robinson) et si le niveau reste bon on est tout de même un bon cran en-dessous et c’est dommage. A noter qu’il y a quelques cases bien goutues au fil de cet album !
Côté bonus, le sommaire de l’album est complété par une galerie de couvertures et un sketchbook.
A noter que la version Comic Shop Assemble, qui est celle dont nous disposons, dispose d’un joli fourreau (orné d’une non moins jolie couverture) qui permet également de ranger l’album verticalement sans que cela ne fasse moche dans la bibliothèque.
Un très bon album, dont le concept original est exploité avec talent.
Feral


Contenu : Feral (2024) 1-10, inédits
- Éditeur : Panini Comics
- Collection : 100% Fusion
- Prix : 26.00€
- Date de sortie : 25/03/2026
- Format : Couverture cartonnée, 272 pages
- Auteur(s) : Tony Fleecs / Trish Forstner, Tone Rodriguez
- EAN : 9791039143271


Dès le début de l’histoire, Tony Fleecs nous montre quelques chats qui sont enfermés dans des cages pour apparemment être conduits à la fourrière. Un accident survient, et les voici libres, mais leurs mésaventures ne font que commencer.
En effet, le trio de chats (auquel d’autres chats viennent se joindre) se retrouvent en plein cœur d’un secteur frappé par une épidémie d’une souche particulièrement virulente de la rage. Les animaux contaminés deviennent alors autant de menaces que nos petits félins doivent affronter, tout en essayant de ne pas se déchirer entre eux.
Comme dans Stray Dogs, Feral est une histoire faussement mignonne : le contexte est en effet résolument sombre, avec des chats qui sont constamment en danger vu que la rage est une maladie à la fois très dangereuse et redoutablement contagieuse. De quoi transformer toute nouvelle rencontre en danger potentiel et tout rebondissement en nouveau drame !
De la façon dont l’histoire est racontée, on ne peut pas ne pas faire le rapprochement avec les récits d’apocalypse zombie et notamment Walking Dead. Tous les ingrédients y sont : une maladie mortelle qui se transmet par morsure (ou griffure), un groupe de survivants qui doit échapper aux contaminés et la succession de moments (faussement) calmes et de nouveaux dangers. Et au milieu de tout cela, on s’intéresse particulièrement aux états d’âmes de ces chats (qui « parlent », comme les chiens de Stray Dogs) avec des moments particulièrement poignants.
Feral est une nouvelle réussite, propulsant le lecteur dans une atmosphère toute en tension où l’on redoute constamment le prochain rebondissement. Il y a beaucoup de très bonnes idées très bien exploitées, et le concept consistant à utiliser le contexte d’une épidémie de rage pour bâtir un équivalent d’apocalypse zombie est tout simplement brillant. Par contre, la fin est quelque peu expédiée, laissant le lecteur sur sa faim avec un énigmatique « Fin… pour le moment ! ». C’est dommage, car on referme ce livre pourtant passionnant avec une certaine frustration.
Côté dessin, Trish Forstner et Tone Rodriguez signent des planches superbement dessinées qui sont un vrai régal pour les yeux. Le contexte effrayant est parfaitement rendu, et il est intéressant de constater que les humains sont vraiment déshumanisés (on ne voit pas leurs visages, à une exception tard dans le récit) tandis que les animaux ont des traits très expressifs.
Côté bonus, le sommaire de l’album est complété par une abondante galerie de couvertures.
Un très bon album, passionnant à lire mais dont la fin est tout de même frustrante.
Superman Dark Prophecy tome 3 : L'avènement du KO


Contenu : Superman #28-30 + Justice League: The Omega Act Special #1
- Éditeur : Urban Comics
- Collection : DC Prime
- Prix : 17.00€
- Date de sortie : 06/03/2026
- Format : Couverture cartonnée, 112 pages
- Auteur(s) : Joshua Williamson / Dan Mora, Yasmine Putri, Cian Tormey
- EAN : 9791026855477


Toujours sous la plume de Joshua Williamson, nous retrouvons donc Superman qui va croiser une nouvelle fois le chemin de ses amis de toujours : la Légion des super-héros, groupe de super-héros venus du futur… sauf que cette fois la Légion n’a pas franchement les idéaux qu’elle avait jusque là, s’avère être particulièrement hostile et surtout est dans le camp du maléfique Darkseid !
En compagnie d’un associé de circonstance totalement inattendu (qui d’ailleurs fracasse le quatrième mur à plusieurs reprises), Superman doit donc comprendre ce qui s’est passé et essayer de rectifier le tir. Il y avait pourtant des signes avant-coureurs dans le tome précédent, mais ce qui se produit ici est tout de même fort surprenant et on se demande vraiment comment tout ceci va finir.
L’histoire est passionnante, avec une bonne dose de suspense et un Superman toujours égal à lui même en étant l’incarnation de l’espoir. Il y a pas mal d’action (et de la baston !), et le rythme est bien dosé.
Dark Prophecy aura été une série plaisante à suivre, et si on peut déplorer que Superman soit présent sans son entourage habituel (présent dans les deux tomes précédents) on peut en revanche apprécier son team-up inattendu avec ce fameux personnage que l’on ne s’attendait pas à retrouver ici.
Pour compléter ce récit, nous avons droit à un long épilogue qui achève de faire le lien entre les événements de Dark Prophecy et l’event DC KO. On voit donc toutes les pièces du puzzle se mettre en place, histoire d’introduire l’event à venir. Là aussi c’est bien fait et agréable à lire.
En ce qui concerne le dessin, l’arc sur la Légion est illustré par Dan Mora qui une fois de plus signe de bien jolies planches. Sur l’épilogue, Yasmine Putri et Cian Tormey ne déméritent pas et livrent aussi des planches qui se regardent avec plaisir.
Un excellent album, qui clôture en beauté l’ère Dark Prophecy.
C’est tout pour aujourd’hui !
Le lundi c’est librairie ! vous donne rendez-vous lundi prochain pour une nouvelle chronique.
Le sommaire de la prochaine chronique sera consacré à un ou plusieurs albums, rendez-vous la semaine prochaine !
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