
Le lundi c’est librairie !
Aujourd’hui, nous vous proposons la chronique de trois albums édités par Delcourt Comics.
Au programme :
- Fangirl tome 3
- La Ballade des frères Blood
- The Big Burn
Chaque lundi, nous vous proposons dans notre rubrique Le lundi c’est librairie ! la chronique de titres parus en librairie. Il peut tout aussi bien y avoir des titres très récents ou des avant-premières que des albums sortis moins récemment.
Fangirl tome 3

- Éditeur : Delcourt Comics
- Collection : Waves
- Prix : 11.50€
- Date de sortie : 11/06/2025
- Format : Couverture souple, 240 pages
- Auteur(s) : Rainbow Lowell, Sam Maggs / Gabi Nam
- EAN : 9782413084631


C’est cette fois Rainbow Rowell qui adapte elle-même son roman dans ce troisième album mettant toujours en scène Cath, rédactrice de fanfictions à qui il arrive toujours pas mal de choses.
On s’attarde davantage dans ce tome sur la famille de Cath : on connaissait déjà sa soeur jumelle et on avait déjà croisé son père, mais ce dernier est davantage mis en avant dans ce troisième tome. C’est l’occasion de découvrir un homme tourmenté à qui il arrive pas mal de déboires, ce qui affecte beaucoup ses filles.
Mais on s’attarde aussi pas mal sur la vie sentimentale de Cath, qui est pour le moins perturbée depuis qu’elle a vu Levi embrasser une autre fille. De quiproquo en rebondissements, cette partie de l’album est amusante et permet de retrouver une certaine légèreté qui s’envole quelque peu lorsqu’il est question de la thématique plus sérieuse des ennuis du père de l’héroïne.
Comme dans les deux albums précédents, il y a aussi l’histoire dans l’histoire : on s’intéresse en effet à Simon Snow, objet de la fan-attitude de Cath, et nous avons droit à quelques petits bouts de récits qui le mettent en vedette.
Fangirl tome 3 est tout à fait dans la lignée des deux albums précédents : c’est touchant, léger et ça se lit tout seul. Ca change un peu des thématiques auxquelles nous sommes habitués, mais un peu de changement ne fait de mal à personne, et un peu de légèreté c’est toujours agréable par les temps qui courent.
Côté dessin, le graphisme est toujours assuré par Gabi Nam dont on reconnait le style dès la première case. Son trait typé « manga » est toujours d’une grande efficacité, et s’avère particulièrement vivant. Cela contribue à rendre l’album particulièrement sympathique et agréable à lire.
Un très bon album, la série suit son petit bonhomme de chemin pour le plus grand plaisir du lecteur.
La Ballade des frères Blood


- Éditeur : Delcourt Comics
- Collection : Contrebande
- Prix : 23.75€
- Date de sortie : 17/09/2025
- Format : Couverture cartonnée, 224 pages
- Auteur(s) : Brian Azzarello / Eduardo Risso
- EAN : 9782413089391


Nous voici en effet en plein far west, mais un far west plus proche de la réalité historique que des films de westerns qui en atténuaient le côté âpre et violent. L’histoire commence par une mise en bouche permettant de planter le décor, avant que l’histoire proprement dite des trois enfants Blood ne commence réellement.
Brian Azzarello n’a toujours pas son pareil pour livrer des histoires râpeuses et dures, avec aucune porte de sortie pour ses personnages. Ici, nous suivons donc les aventures de trois enfants partis à la recherche de leur mère après qu’elle ait été enlevée par les meurtriers de leur père adoptif.
Bien entendu, qui dit western dit aussi bandits, défouraillage de pistolets en tous genre, amérindiens et chasseurs de primes, le tout dans un cadre particulièrement dur. Il ne sera rien épargné à ces trois jeunes enfants, qui mènent une quête désespérée pour retrouver leur mère. Le lecteur s’attachera tout de suite à ce trio de petits personnages principaux, et souffrira avec eux à chaque fois que le sort s’acharnera sur eux.
Même s’il s’agit d’un western pur jus, il plane tout de même une légère patine de thriller sur cette histoire dure et âpre. C’est peut être pour cela que même les lecteurs qui n’aiment pas le western pourront trouver leur compte dans cette histoire, qui aurait très bien pu être transposée à une époque plus récente en conservant l’essentiel de son ambiance.
La ballade des Frères Blood est un album passionnant du début jusqu’à la fin, parfaitement servi par un rythme implacable et une narration totalement maîtrisée.
Côté dessin, on retrouve l’immense Eduardo Risso, dont le trait fait une nouvelle fois des merveilles. Son génie de la mise en page reste intact, et l’artiste nous gratifie de planches soigneusement composées qui font mouche à tous les coups. Le graphisme est vraiment somptueux, avec en outre une colorisation (assurée par lui-même) qui colle parfaitement à l’ambiance de far west de cet album.
Un excellent album, âpre et violent comme l’était le far west.
The Big Burn


- Éditeur : Delcourt Comics
- Collection : Contrebande
- Prix : 20.50€
- Date de sortie : 17/09/2025
- Format : Couverture cartonnée, 168 pages
- Auteur(s) : Joe Henderson / Lee Garbett
- EAN : 9782413091066


C’est la question que se pose Joe Henderson à travers les aventures d’Owen et Carlie, jeune couple de braqueurs qui ont eu la malheureuse idée d’échanger leurs âmes contre leur liberté suite à un braquage raté.
L’histoire commence en douceur, racontant comment les deux jeunes criminels se sont rencontrés et leur diverses aventures pour lesquelles ils sont très complémentaires. Puis très vite, tout bascule car à cause du fameux pacte avec le Diable voilà que leur histoire d’amour est devenue terne et sans vie.
Plutôt que de partir dans du surnaturel pur souche, Joe Henderson a rationnalisé au maximum le Diable et son folklore. L’Enfer devient donc un casino et il serait donc possible de le braquer lui aussi pour y dérober les âmes dont le Diable s’est emparé à la faveur de tel ou tel pacte. Et pour ce faire, une équipe se monte afin de monter ce braquage à priori impossible et surtout totalement délirant pour un regard rationnel.
Le concept est original, et fonctionne à merveille. On suit avec attention ce qui arrive à Owen et Carlie, et on se prend même d’affection pour ce couple de braqueurs qui ont le défaut de ne pas savoir s’arrêter, ce qui leur vaut leurs ennuis actuels.
La caractérisation du Diable est aussi une très bonne trouvaille, on sent bien que l’auteur a travaillé sur la série TV Lucifer. C’est aussi l’occasion pour lui de dépoussiérer quelque peu le mythe de la damnation, dans un cadre moderne qui lui sied fort bien.
The Big Burn est un album passionnant, dont le rythme est soutenu et où il se passe pas mal de choses. La fin est en outre très bien trouvée, et s’avère être d’une grande efficacité elle aussi. On pardonnera au passage quelques petits emprunts scénaristiques, totalement assumés puisque carrément mentionnés dans l’histoire.
Le dessin de Lee Garbett ne démérite pas face au scénario auquel il donne vie, et s’avère être tout à fait réussi. Son style est tout à fait adapté à l’histoire qui est racontée, et la colorisation de Lee Loughridge magnifie le tout.
Un excellent album, qui mélange avec efficacité l’univers du braquage et le mythe de la damnation. Original et bien mené !
C’est tout pour aujourd’hui !
Le lundi c’est librairie ! vous donne rendez-vous lundi prochain pour une nouvelle chronique.
Le sommaire de la prochaine chronique sera consacré à un ou plusieurs albums, rendez-vous la semaine prochaine !
Consulter nos autres chroniques de la rubrique Le lundi c’est librairie !


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