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Le lundi c’est librairie ! #461

Le lundi c'est librairie !


Le lundi c’est librairie !

Au programme cette semaine :

  • Wonder Woman : Dead Earth (Urban Comics)
  • Walking Dead – L’Etranger et Le retour de Negan (Delcourt Comics)
  • Robocop vs Terminator (Vestron)

 

Wonder Woman – Dead Earth
Le lundi c'est librairie ! Wonder Woman - Death Earth - Novembre 2020

Urban Comics
Collection DC Black Label

208 pages – 18.01€
Novembre 2020 – Cartonné

Daniel Warren Johnson

Commander sur Place des libraires
Commander sur Bubble
Commander sur Excalibur Comics

Lorsque Wonder Woman se réveille du sommeil séculaire dans lequel elle a été plongée, elle découvre que la Terre n’est plus qu’un vaste désert radioactif… Piégée au coeur de cette plaine stérile tapissée des cendres d’un passé ravagé par l’arme nucléaire, la Princesse Amazone se doit alors de protéger la dernière cité humaine de monstres titanesques et tâche tant bien que mal de découvrir les secrets cachée sous la poussière de cette terre morte et désolée.
Contenu vo : Wonder Woman – Dead Earth #1-4

Wonder Woman dans le cadre post-apocalyptique d’une terre de désolation, voici ce qui nous attend dans cet album.

Daniel Warren Johnson met en scène la redoutable amazone dans un cadre totalement différent de sa zone de confort, encore qu’on retrouve ici et là le cadre mythologique qui l’accompagne dans ses autres aventures. D’entrée de jeu, le lecteur est tout aussi perdu que le personnage qui découvre petit à petit de quoi il retourne. Mais l’auteur a bien dosé la progression de l’intrigue et on ne se sent jamais perdu.

L’histoire est passionnante et surtout emplie de rebondissements totalement imprévisibles. Daniel Warren Johnson ne ménage pas son lecteur (ni ses personnages d’ailleurs) et assène des révélations comme autant d’électro chocs qui viennent bouleverser les certitudes du lecteur qui croyait avoir compris de quoi il retournait. C’est malin et bien fichu, avec une excellente utilisation du concept de Wonder Woman dans un contexte totalement différent.

On ne s’ennuie pas une seconde en lisant ce récit, qui regorge de très bonnes idées. Le fin mot de l’histoire est très bien trouvé, et encore une fois suffisamment dissimulé au lecteur – et à Wonder Woman – pour le faire sursauter. On retrouve les codes du récit post apocalyptique, au service d’un récit original et bien écrit. Daniel Warren Johnson avait déjà séduit avec son très réussi Murder Falcon, il montre une nouvelle fois avec cette histoire toute l’étendue de son talent.

Côté graphisme, là aussi on est dans un registre inhabituel. Daniel Warren Johnson a en effet un style que l’on n’associait pas forcément aux aventures de Wonder Woman, mais pourtant cela fonctionne redoutablement bien. Son trait colle parfaitement à l’atmosphère de désolation de l’histoire et sa Wonder Woman est parfaitement dessinée.

A noter que le format de Wonder Woman : Dead Earth est plus carré que les albums habituels. Cela en fait un album qui va être un peu compliqué à ranger, mais il est très appréciable de profiter du graphisme de l’artiste dans un format qui ne rogne pas ses planches.

Côté bonus, le sommaire de l’album est complété par une galerie de couverture, des croquis et un entretien entre Jim Lee et Daniel Warren Johnson.

 

Un excellent album, qui montre Wonder Woman sous un jour inhabituel dans un récit riche en rebondissements.


 

Walking Dead – L’Etranger et Le retour de Negan
Le lundi c'est librairie ! Walking Dead - L'Etranger et Le retour de Neagan - Novembre 2020

Delcourt Comics
Collection Contrebande

72 pages – 13.50€
Novembre 2020 – Souple

Brian K. Vaughan
Marcos Martin

Commander sur Place des libraires
Commander sur Bubble
Commander sur Excalibur Comics

Ce récit inédit – situé dans la continuité de la série créée par Robert Kirkman – est le premier qu’il n’écrit pas. Il laisse les rênes à Brian K. Vaughan (Saga, Ex-Machina, Paper Girls) et à Marcos Martin au dessin. Alors que l’épidémie explose aux Etats-Unis, et que Rick Grimes tente de retrouver sa famille et de se construire un avenir, son frère – Jeffrey – se trouve en Europe, à Barcelone, plus exactement. Il va devoir tenter de survivre, aidée de Claudia, une jeune catalane qui a très vite pris la mesure des événements dramatiques auxquels ils sont confrontés. Ce récit est complété par un sketchbook.

On a un peu tendance à l’oublier, mais Walking dead ne concerne pas que les Etats Unis.

C’est donc en Europe que Brian K. Vaughan – prenant le relai de Robert Kirkman pour ce récit – plante le décor de son histoire. Mettant en scène d’autres personnages dans d’autres lieux, l’auteur garde cependant le même cadre que son collègue : une apocalypse zombie que rien ne semble pouvoir arrêter. L’approche est forcément différente, vu que les deux auteurs n’ont pas forcément le même style, mais d’un autre côté ils ont des thématiques en commun dans leurs oeuvres respectives donc finalement cette vision de l’univers de Walking dead est à la fois différente et proche de ce à quoi nous avons été habitués.

Ce récit est intéressant, non seulement parce qu’il montre des personnages différents mais aussi parce qu’il change pas mal de cadre : on retrouve en effet Barcelone au lieu d’une ville américaine, mais avec toujours des zombies un peu partout et des survivants qui font de leur mieux pour s’en sortir.

L’histoire se lit bien, avec des moments poignants et un duo de personnages efficace. Par contre le lien entre ce one-shot et la série mère est à mon avis un peu artificiel, on a presque envie de s’exclamer « Ah mais dites donc comme ça tombe bien ». En plus cela n’apporte pas grand chose à l’intrigue et l’auteur appuie un peu ses explications pour être sûr que le lecteur a bien compris.

Coté dessin, c’est au talentueux Marcos Martin que revient la difficile mission de passer derrière Charlie Adlard pour mettre cette histoire en images. Son style colle vraiment très bien à l’ambiance de Walking dead, et même si on reconnait très bien sa patte le graphisme reste dans le même esprit que la série mère.

Côté bonus, le sommaire de l’album est complété par un sketchbook commenté. On y retrouve les recherches graphiques de l’artiste mais aussi le découpage de certaines planches.

L’album est vendu avec un petit fascicule intitulé Le retour de Negan. Robert Kirkman et Charlie Adlard mettent donc une nouvelle fois en scène le redoutable personnage au langage fleuri – le traducteur Edmond Tourriol s’est encore bien amusé avec les dialogues – qui montre qu’il n’a rien perdu de sa puissance .

Une nouvelle fois, le personnage de Negan est montré avec les nuances qui font de lui autre chose qu’un simple monstre capable des pires exactions. L’histoire est brève, mais intense et complète bien la série Walking dead. Côté dessin, Charlie Adlard est toujours en forme pour ce dernier tour de piste de Negan.

 

Un très bon album, qui offre une vision à la fois différente et familière de la saga et est bien complété par une dose de Negan !


 

Robocop vs Terminator
Le lundi c'est librairie ! Robocop vs Terminator - Décembre 2020

Vestron
Collection Comics

144 pages – 19.95€
Décembre 2020 – Souple

Frank Miller
Walt Simonson

Commander sur Place des libraires
Commander sur Bubble
Commander sur Excalibur Comics

Le crossover culte des 90’s, par Frank Miller et Walt Simonson
Venu d’un futur dans lequel les machines dominent le monde, un soldat de la Résistance cherche à éliminer le responsable de la suprématie de Skynet : RoboCop. Des Terminators interviennent pour empêcher l’avenir de s’altérer… mais quelque part dans le temps, Alex Murphy s’engage dans une bataille contre les cyborgs meurtriers et les humains qui veulent le tuer…

Deux personnages emblématiques des années 80/90 voient leurs chemins se croiser : Robocop et Terminator.

D’un côté, le flic cybernétique de Detroit. De l’autre les créatures cybernétiques venues du futur. D’ailleurs il est amusant de constater de Robocop et Terminator sont l’exact inverse l’un de l’autre : un cerveau humain au coeur d’une machine et une machine cachée sous de la chair humaine.

C’est Frank Miller qui orchestre cette rencontre insolite entre les deux univers pour n’en faire qu’un, et l’idée qui permet à cette rencontre d’exister est à la fois simple et très bien trouvée. Bourrée d’action survitaminée, cette rencontre va aller très loin, dans tous les sens du terme !

Frank Miller montre une nouvelle fois sa maîtrise du personnage de Murphy/Robocop, sur lequel il a notamment travaillé à l’occasion du film Robocop 2. Il est tout aussi à l’aise avec les Terminator et Skynet, ce dernier étant montré sous un jour inhabituel sous sa plume. L’ambiance de l’histoire, très 90s, fait d’ailleurs penser à la série Terminator de John Arcudi dont je vous reparlerai bientôt (mais pas un lundi 😉 ).

L’histoire est vraiment intéressante, avec pas mal de rebondissements et une bonne utilisation du concept temporel des Terminator. L’auteur est particulièrement inventif, non seulement pour construire le puzzle de cette rencontre mais aussi pour toute la dernière partie du récit qui va beaucoup plus loin que ce que l’on aurait pu imaginer

Il y a un côté cyclique parfois un peu déroutant, mais il y a surtout beaucoup de très bonnes idées très bien exploitées. Ce n’était pas gagné d’orchestrer la rencontre des cyborgs des années 80/90 mais force est de constater que Frank Miller s’en sort haut la main. En outre, malgré son âge l’histoire a plutôt bien vieilli et même si on retrouve des petites choses qui font très 90s elle a gardé un cachet un peu intemporel.

Côté graphisme, on retrouve Walt Simonson dont le graphisme rend particulièrement justice à la puissance des protagonistes. On peut s’amuser de constater que son Robocop est parfois un peu moins « raide » que le vrai (si le costume permettait de faire tout ça le tournage des films aurait été tellement plus simple) mais le policier robotisé et ses ennemis sont parfaitement représentés dans des dessins où on retrouve le style dynamique de l’artiste.

On peut aussi remarquer les efforts de l’artiste pour représenter le visage de Peter Weller, inoubliable interprète de Murphy / Robocop, la ressemblance est frappante ! Quant à la colorisation, elle est éclatante sans non plus être trop flashy comme dans d’autres titres de cette époque.

 

Un très bon album, avec une rencontre au sommet qui a plutôt bien vieilli.


 

C’est tout pour aujourd’hui !

Le lundi c’est librairie ! vous donne rendez-vous lundi prochain pour une nouvelle chronique.

Le programme de lundi prochain, première chronique de 2021, n’est pas encore arrêté. Nous verrons bien, à lundi prochain ! 🙂

mdata

Franck – Fondateur et rédacteur en chef de Watchtower Comics. Tombé dans la marmite des comics quand il était petit, et n’a aucune intention d’en sortir. Lecteur éclectique : Marvel, DC, indé… Kryptonite : Les figurines de Baby Groot

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