Le lundi c’est librairie ! #421

Le lundi c'est librairie !

Le lundi c’est librairie !

Au programme aujourd’hui, un album édité par Urban Comics : Green Lantern – Emerald Twilight.

Green Lantern – Emerald Twilight
Green Lantern – Emerald Twilight - Mars 2020

Urban Comics
Collection DC Confidential

272 pages – 22.50€
Mars 2020 – Cartonné

Ron Marz
Collectif

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Depuis des années, Hal Jordan protège le secteur spatial 2814 en tant que membre du Corps des Green Lantern. Mais la destruction de sa ville, Coast City, par Mongul le rend amer et déprimé. Petit à petit, Hal se laisse corrompre et décide d’accumuler les anneaux de puissance de ses équipiers afin de réécrire l’Histoire en tant que Parallax ! Le dernier des Gardiens, Ganthet, n’aura d’autre solution que de livrer le seul anneau restant à un jeune illustrateur terrien : Kyle Rayner.
Contenu VO : Green Lantern #48-55, #0, #78

Après une longue attente, voici enfin le récit de la descente aux enfers de Hal Jordan, puis l’arrivée de son successeur Kyle Rayner.

Les années 90 n’ont pas été très tendres avec les héros chez Marvel et DC, avec beaucoup de tentatives plus ou moins heureuses pour rester à flot. Chez Marvel on a vu Iron Man devenir un assassin avant de se voir remplacé par une version ado, chez DC on voit Hal Jordan se retourner contre le Corps des Green Lantern et avoir des agissements très discutables !

La première partie de l’album est donc consacrée à la chute de Hal Jordan, jusqu’à l’adoption de son identité de Parallax (retconnée depuis d’ailleurs dans l’excellent Green Lantern Rebirth, dont je pourrais bien vous reparler un lundi). Ron Marz prend bien soin d’expliquer le cheminement de cette déchéance, placée dans le contexte de la destruction de Coast City. L’histoire se lit plutôt bien, avec certes une ambiance très 90s caractérisée par des actes très violents qui tranchent avec les comics d’antan : le grim’n’gritty, on est en plein dedans !

Puis ensuite on passe à la succession de Hal Jordan dans le rôle de Green Lantern, avec quelques épisodes des débuts de Kyle Rayner. Ce qui est assez drôle, c’est qu’alors que j’ai toujours pensé que Nova et le Nova Corps étaient inspirés de Green Lantern ici c’est l’inverse ! Kyle Rayner me fait en effet assez penser à Nova, du moins à ses débuts. Le jeune héros apporte un vent de fraîcheur et s’avère beaucoup plus sympathique que son aîné.

Les épisodes mettant en scène Kyle Rayner sont très sympa à lire, même si un passage glauque est quant à lui très discutable. Pour la petite histoire j’en avais entendu parler lors d’un quiz à la première Comic Gone, mais le lire c’est autre chose !

Kyle Rayner et Hal Jordan voient également leurs chemins se croiser, au cours d’une histoire plutôt bien faite qui montre à quel point ce dernier a changé, et pas dans le bon sens. Et puisqu’on parle de rencontres, des invités prestigieux viennent faire un tour dans ces épisodes et cela fonctionne vraiment très bien.

Le dernier épisode de l’album, particulièrement touchant, est quant à lui une belle revue d’inventaire de la carrière de Kyle à l’époque. C’est en tout cas une bien belle façon de terminer cet album !

Mettant en avant la sacro-sainte notion d’héritage si chère à DC, cet album  qui pour l’essentiel de son sommaire couvre toute une période de la série Green Lantern permet d’assister au passage de relai – certes indirect – entre deux dépositaires de l’identité de Green Lantern. Malgré quelques petits défauts qui sont imputable à l’époque de leur parution, ces épisodes sont intéressants et il est appréciable de pouvoir lire en VF des événements évoqués à maintes reprises dans des récits ultérieurs.

Cerise sur le gâteau : ces épisodes sont accompagnés d’un éditorial soigné qui aide le lecteur à bien raccrocher les wagons.

Du côté du dessin, par contre le constat est moins glorieux. En effet, les épisodes de l’album accusent bien leur âge : le graphisme est très daté « années 90 » et ce n’est pas la période qui a le mieux vieilli pour les comics mainstream. Je n’irai pas jusqu’à dire que le graphisme n’est pas bon, car cela serait exagéré, mais il y a pas mal de « tics » visuels de l’époque qui sont présents et en ce qui me concerne ce n’est pas la période que je préfère.

Le travail des différents artistes reste en tout cas très correct, et cela ne gâche absolument pas la lecture. C’est surtout que le visuel de cette époque n’est pas forcément ce qui traverse le mieux les années.

Un très bon album, mais dont le graphisme très daté 90s n’a pas très bien vieilli.


C’est tout pour aujourd’hui !

Suivant l’avancement des lectures en cours, le prochain numéro de Le lundi c’est librairie ! sera consacré à un album plus chanceux que le film adaptant les aventures de ses héros, ou alors à plusieurs albums. Rendez-vous lundi prochain !




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A propos mdata

Rédacteur en chef de Watchtower Comics.

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