La vengeance du Monolithe vivant

Comme quand j'étais môme

Lors de la précédente chronique de Comme quand j’étais môme… nous avions fait un saut dans le futur. Aujourd’hui nous allons retourner à une époque plus contemporaine avec un album de la collection Top BD sorti à la même époque.

La vengeance du Monolithe vivant est sorti en novembre 1986 et contient un récit complet de David Michelinie et Marc Silvestri.

La vengeance du Monolithe vivant

Novembre 1986…Attirés par une couverture fort spectaculaire, mon frère et moi décidons de tenter le coup avec La vengeance du Monolithe vivant. Ce fut une bonne décision, car le contenu était à la hauteur de la couverture ! Nous avons été emballés par ce récit à la fois spectaculaire et émouvant, et en plus le dessin nous a vraiment beaucoup plu. En ce qui me concerne je l’ai relu plus d’une fois avec à chaque fois un plaisir intact.

La vengeance du Monolithe vivant (David Michelinie/Marc Silvestri)

La vengeance du Monolithe vivant est un récit surprenant : en effet les ennemis attitrés d’Ahmet Abdol (le Pharaon vivant), à savoir les X-Men, sont les grands absents de cette histoire. A la place, nous avons les Quatre Fantastiques (époque Miss Hulk), Spiderman (remarquablement bien exploité, avec une mise en avant de ses connaissances scientifiques) et Captain America (ne vous fiez pas à la couverture, on voit très peu Thor). Du coup, David Michelinie occulte totalement la relation symbiotique qui le relie à Alex Summers et utilise les Quatre Fantastiques comme nouveau moyen de déchainer le redoutable Monolithe vivant. L’une des forces du récit est de s’attarder longuement sur la psyché d’Ahmet Abdol. A l’instar de Magneto dans d’autres récits, ses motivations profondes sont expliquées via son passé et on comprend mieux comment il est devenu ce qu’il est (et l’auteur ne fait pas dans la dentelle pour montrer à quel point Abdol n’est pas devenu quelqu’un de fréquentable). Les scènes émouvantes (juste ce qu’il faut, pas de guimauve ni de pathos dégoulinant) sont équilibrées par des moments particulièrement spectaculaires, que ce soit dans la base du Pharaon vivant ou lorsque se dernier se déchaîne sous la forme du Monolithe vivant dans les rues de New York. L’auteur arrive très bien à faire ressentir l’ambiance de film catastrophe et montre à la fois des habitants qui subissent une attaque d’une rare violence et des héros qui donnent le maximum pour les protéger. D’ailleurs je ne serais pas étonné que cette histoire fasse partie des influences du film Avengers…Quant au final, je l’ai trouvé vraiment très réussi et très émouvant (dommage que Marvel soit revenu dessus ensuite…).

Du côté du dessin, c’est très réussi, Marc Silvestri livrant là de bien jolies planches. Par contre mon exemplaire souffre de quelques petits défauts (décalages de traits sur quelques pages, et même une bulle VF superposée sur une bulle VO), qui me passaient un peu au dessus de la tête à l’époque mais qui maintenant me font un peu tiquer…

La vengeance du Monolithe vivant est vraiment un très bon récit, et un des meilleurs albums de la collection Top BD.

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A propos mdata

Fondateur et rédacteur principal de Watchtower Comics.

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