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Flashback #28

 

Flashback

 

Flashback vous propose chaque semaine la chronique d’un titre ancien, paru à une période plus ou moins reculée.

Au programme cette semaine : Strange 186 (1985)

 

Après une petite pause pour cause de DC Fandome, Flashback revient et remonte un peu plus loin le cours du temps pour revenir en 1985 afin de vous proposer la chronique de Strange 186.

 

 

Flashback : Strange 186

Strange 186
Juin 1985 – Lug

 

 

La Division Alpha – De l’importance d’être mortel (Byrne)

Episode original : Alpha Flight #7(1) (1984)

 

A cette période de la série, les épisodes étaient centrés sur des membres du groupe de la Division Alpha et non l’équipe entière. Pour celui-ci, qui entame un arc en deux épisodes, il s’agit du duo Vega / Aurora.

John Byrne commence par revenir sur les problèmes psychologiques d’Aurora, qui souffre de trouble de dissociation de l’identité (appelé à tort schizophrénie, autre pathologie qui n’a rien à voir). C’est aussi l’occasion pour revenir un peu sur le passé de Vega, en le faisant revoir un vieil ami.

L’épisode est intéressant et intriguant, avec une conclusion suffisamment abrupte pour donner au lecteur l’envie de lire le numéro suivant. Il n’y a pas énormément d’action, et le ton est même remarquablement peu super-héroïque en dehors d’une brève utilisation des pouvoirs d’Aurora et un flashback pour permettre à l’auteur de planter le décor pour le lecteur qui ne connaîtrait pas bien les personnages.

Côté dessin, c’est classique et efficace. C’est du Byrne pur jus encore que l’artiste fasse ici plus d’efforts pour ne pas réutiliser encore et encore les mêmes visages, un de ses travers s’exprimant davantage dans la suite de sa carrière.

A noter que la censure de Lug s’exerce ici à un niveau moins visible que d’habitude : pas de dessins retouchés ou de planches supprimées dans cet épisode (au contraire du suivant, mais nous y reviendrons en temps voulu), mais une subtile modification des textes visant à quasiment supprimer les allusions de John Byrne à l’homosexualité de Vega et de Raymond St Yves. Quand on lit cet épisode en VO, on se rend en effet compte que John Byrne, qui avait établi dès le départ que Vega sera gay mais n’avait pas l’autorisation de le dire dans la série, n’était pas spécialement subtil pour le faire comprendre au lecteur au contraire de la version française plus édulcorée.

Un très bon épisode, empli de mystères.

 

Suite des origines de la Division Alpha – Naissance d’un enfant (Byrne

Episode original : Alpha Flight #7(2) (1984)

 

Dans ce petit épisode, John Byrne s’affaire à raconter les circonstances de la naissance de Harfang. L’épisode est intéressant à plus d’un titre, car il permet après coup de raccrocher les wagons à propos de la mythologie surnaturelle de la série : on apprend en effet qui est le mystérieux individu qui donnait vie à Toundra dans le premier épisode, mais aussi plus de choses sur la famille de Harfang et la naissance de cette dernière. Un élément est d’ailleurs posé là l’air de rien mais aura une importance capitale lorsque la Division Alpha se rendra à New York dans plusieurs épisodes.

L’épisode est bref, mais sa concision n’affecte pas son efficacité comme pour les autres épisodes d’origines du groupe.

Côté dessin, c’est très soigné une fois de plus.

Un épisode intéressant et intriguant, baignant dans le surnaturel.

 

L’Homme Araignée – Un invincible ennemi (Stern / Romita Jr)

Episode original : Amazing Spider-Man #229 (1982)

 

Première partie d’une nouvelle histoire, où Spider-Man retrouve l’énigmatique Madame Web dont il avait croisé le chemin plusieurs épisodes auparavant. Cette fois, il doit à tout prix la protéger d’une menace dont il ne connaît pas la nature au début.

Roger Stern connaît bien son affaire, et comme tout au long de son run livre un épisode de Spider-Man mêlant adroitement les activités de super-héros de ce dernier et la vie privée de Peter Parker. Le mélange prend bien, la partie « vie privée » donnant à la série un socle feuilletonnant rendant le personnage plus humain. L’auteur met en scène un Fléau (car c’est lui la menace) fidèle à sa légende, à savoir à la fois borné et impossible à arrêter. Les efforts de Spider-Man sont méritoires, montrant un super-héros « de proximité » confronté à un ennemi qui n’est normalement pas dans sa catégorie mais qu’il affronte tout de même bravement.

Côté dessin, c’est un John Romita Jr en grande forme (secondé par Jim Mooney) qui signe des planches superbement illustrées qui ont fait le bonheur de toute une génération de lecteurs. Son style donne beaucoup de dynamisme à l’histoire, avec une narration efficace et un dessin dynamique.

Un très bon épisode, rempli de suspense !

 

L’Homme Araignée – Rien ne peut arrêter le Fléau (Stern / Romita Jr)

Episode original : Amazing Spider-Man #230 (1982)

 

Suite et fin de l’arc en cours (et oui à l’époque on faisait des arcs en 2 épisodes, dingue non ?), où Spider-Man affronte le Fléau pour le neutraliser.

Une fois encore Roger Stern montre la volonté indomptable de son héros, qui lutte comme un possédé contre un ennemi qui le surclasse largement. Les scènes d’action sont nombreuses, émaillées de petits interludes venus du petit monde de Peter Parker, et la conclusion est à la fois attendue et bien ficelée. On est vraiment dans une période très intéressante de la carrière de Spider-Man, où on voit vraiment les fondamentaux du personnage utilisés avec habileté.

Côté dessin, une fois encore le travail de John Romita Jr mérite des tonnes d’éloges.

Un très bon épisode, qui conclut en beauté l’arc en cours.

 

L’intrépide Daredevil – Il y a 70 ans… (O’Neil / Janson)

Episode original : Daredevil #194 (1983)

 

Un épisode one-shot assez inhabituel, où Daredevil confronté à un univers qui n’est pas le sien.

Dennis O’Neil centre en effet son histoire autour d’une mystérieuse communauté dont le nom n’est jamais évoqué mais qui semble ancrée dans le passé comme les Amish (ce n’est pas cette communauté comme le souligne l’auteur au détour d’un dialogue). C’est l’occasion pour l’avocat et justicier aveugle de s’immiscer dans une histoire de vengeance.

L’épisode est passionnant, avec une conclusion à la fois dure et logique. Toute la thématique de la culpabilité associée à la recherche d’une certaine forme de rédemption fonctionne très bien, et à la fin de l’épisode on se sent tout aussi impuissant que Daredevil.

Par contre côté graphisme… Autant je ne peux que louer le travail de l’immense Klaus Janson en tant qu’encreur que là il est difficile de ne pas reconnaitre qu’il n’est pas dans la meilleure période de sa carrière en tant que dessinateur. Même si tout n’est pas à jeter dans cet épisode, on a l’impression de voir du sous-Frank Miller et certains personnages (comme Foggy) sont magistralement ratés.

 

La couverture et les informations sur ce titre proviennent du site ComicsVF.

 

Flashback vous donne donc rendez-vous la semaine prochaine avec un autre numéro de Strange ! 😉

 




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mdata

Franck – Fondateur et rédacteur en chef de Watchtower Comics. Tombé dans la marmite des comics quand il était petit, et n’a aucune intention d’en sortir. Lecteur éclectique : Marvel, DC, indé… Kryptonite : Les figurines de Baby Groot

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