Le lundi c’est librairie ! #423

Le lundi c'est librairie !

Le lundi c’est librairie !

Au programme cette semaine deux albums édités par Delcourt Comics :

  • Rencontres maléfiques
  • Farmhand tome 2

 

Rencontres maléfiques
Rencontres maléfiques - Mars 2020

Delcourt Comics
Collection Contrebande

144 pages – 15.95€
Mars 2020 – Cartonné

Mike Mignola
Warwick Johnson-Cadwell

Commander sur Place des libraires
Commander sur Bubble
Commander sur Excalibur Comics

Ce volume regroupe deux récits distincts, relatant les aventures du Fameux Professeur J.T. Meinhardt et de son fidèle assistant, M. Knox. Les deux acolytes sont des chasseurs de monstres : vampires, loups garous et autres goules ! Ils n’ont qu’à bien se tenir. La seule chose dont nos deux héros soient certains, c’est que peu de choses sont en réalité ce qu’elles semblent être…

Mike Mignola nous entraîne à nouveau dans un registre qu’il maîtrise à merveille : l’horreur gothique peuplée de monstres.

L’album est composé de plusieurs récits, qui ont en commun une thématique : l’affrontement entre des monstres – vampires, loups garous… – et un chasseur de monstres accompagné de son assistant et d’un autre protagoniste après la première histoire.

Le concept du chasseur de monstres dans une atmosphère d’horreur gothique n’est pas forcément inédite, mais Mike Mignola montre une fois de plus sa grande maîtrise de cette thématique. Les histoires sont bien ficelées, mettant en scène des créatures de cauchemar dans une ambiance très soignée.

On ne s’ennuie pas en lisant ces histoires de monstres passionnantes, et on se prend vite au jeu en suivant les aventures de ce chasseur de monstres qui n’en a vraiment pas l’air : il semble en effet davantage tenir de l’érudit farfelu façon Professeur Tournesol que du chasseur de monstres baraqué avec une arbalète !

Si vous aimez le travail de Mike Mignola dans le registre de l’horreur gothique avec des monstres, Rencontres maléfiques vous plaira. On n’est certes pas du tout dans du Hellboy, mais sa façon de raconter ce type d’histoires a un petit côté Edgar Allan Poe qui est loin d’être désagréable.

La partie graphique est de son côté signé Warwick Johnson – Cadwell et c’est disons… particulier. L’artiste emploie en effet un style faussement naïf et très épuré, qui donne parfois l’impression de dessins pour jeunes lecteurs. Je n’ai pas du tout accroché à ce style de représentation graphique, qui à mon avis ne colle pas vraiment avec l’ambiance de l’histoire.

Du côté des bonus, le sommaire de l’album est complété par un carnet de croquis commenté et quelques illustrations.

Un bon album, mais dont le graphisme particulier ne colle pas vraiment avec l’histoire.


 

Farmhand tome 2
Farmhand t2 - Mars 2020

Delcourt Comics
Collection Contrebande

160 pages – 15.95€
Mars 2020 – Cartonné

Rob Guillory

Le lundi c'est librairie ! Commander sur Place des libraires
Commander sur Bubble
Le lundi c'est librairie ! Commander sur Excalibur Comics

Jedidiah Jenkins est un simple agriculteur, mais il cultive des organes humains « plug-andplay » à croissance rapide capable de réparer les corps. Ce qui semble être un remède miracle se révèle problématique lorsque ses patients se transforment en quelque chose de pas tout à fait humain ! Ils reviennent à la ferme Jenkins, pour trouver des réponses, mais surtout des solutions à leurs problèmes !

Après un premier tome très réussi, voici la suite de cette série résolument étrange.

Nous retrouvons donc l’histoire incroyable de Jediddiah Jenkins et ses organes en pot, toujours sous la plume de Rob Guillory… et comme dans la première partie l’histoire ne nous emmène pas du tout là où on pouvait le supposer… en fait la série prend même un virage très surprenant.

Il y a en effet des rebondissements que l’on ne voit pas arriver, qui montrent que l’histoire est bien plus complexe qu’elle n’en avait l’air. Il y a des choses pas forcément très sympathiques qui se cachent derrière tout ceci, et cela devient de plus en plus flagrant au fur et à mesure de l’avancée de l’histoire. A l’instar du personnage principal de Farmhand, qui n’est pas Jediddiah Jenkins comme on a déjà pu le remarquer depuis un moment, le lecteur avance de surprise en surprise et découvre de plus en plus de secrets.

Ce second album est dans la lignée du premier : intéressant et complètement barré. L’humour noir est un peu moins présent, supplanté par une atmosphère un rien paranoïaque où le lecteur se prend à douter de tout et tout le monde. Et surtout la composante science-fiction qui semblait à la base de l’intrigue semble en fait supplantée par tout autre chose… ou peut être pas, l’auteur prenant un malin plaisir à surprendre le lecteur au fil des pages.

La partie graphique, également signée Rob Guillory, est quant à elle très réussie. Le style de l’artiste, très caricatural et riche en petites touches d’humour glissées ici et là, colle à merveille à cette ambiance bizarre qui est la marque de la série. Comme dans la série Tony Chu détective cannibale, ce style graphique permet en outre de faire passer facilement des scènes qui seraient plus difficiles à encaisser en étant dépeintes de façon plus réaliste.

Du côté des bonus, en plus de la traditionnelle galerie de couvertures nous avons droit à une série d’illustrations et d’études de personnages puis à un petit comic strip parodique signé Burt Durand qui est très amusant (surtout le dernier).

Un excellent album, qui maintient le mystère tout en étant riche en surprises et révélations.


C’est tout pour aujourd’hui !

Rendez-vous lundi prochain pour une nouvelle chronique de Le lundi c’est librairie ! consacrée à un album racontant les aventures d’une héroïne attachante dont nous avons déjà eu l’occasion de parler un lundi.




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A propos mdata

Rédacteur en chef de Watchtower Comics.

3 réponses à Le lundi c’est librairie ! #423

  1. JN dit :

    Concernant Rencontres Maléfiques, je suis d’accord avec toi, c’est plutôt sympathique et amusant avec un duo de chasseurs de vampires assez mauvais. Au fil des histoires, on comprend qu’ils sont surtout très chanceux.
    J’ai lu sur le net une comparaison avec « le Bal des Vampires » de Polanski, c’est tout à fait juste pour le côté très amateur de ces tueurs de vampires.

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